Au féminin

Maroc-Tunisie : radioscopie des deux équipes

Les spectateurs de stade de l’Amitié de Libreville devraient assister aujourd’hui à une rencontre particulièrement serrée entre les Lions de l’Atlas et les Aigles de Carthage. Deux escouades où les joueurs de qualité sont nombreux.

Les vieux briscards

Cinq joueurs marocains convoqués par Eric Gerets étaient présents à l’occasion de la CAN 2004. Nadir Lemygahri, Merouane Chamakh, Houcine Kharja et Youssef Hadji devraient ainsi être alignés d’entrée face à la Tunisie tandis que Jamal Allioui devrait rester sur le banc de touche. Eric Gerets compte en tous cas énormément sur sa « vieille » garde en raison de la longue expérience africaine accumulée par lesdits joueurs.

Côté tunisien, Karim Hagui, Issam Jemaâ et Adil Chadli sont les dépositaires du long vécu africain des Aigles de Carthage. Mais seul le premier nommé devrait démarrer la rencontre car l’Auxerrois se remet tout doucement d’une petite blessure. Le joueur de Hanovre, associé dans l’axe à Jemmal (FC Cologne), aura un rôle clef à jouer pour contre carrer le dispositif offensif des hommes d’Eric Gerets.

La nouvelle génération

Une statistique est éloquente : sur les 23 joueurs Marocains convoqués pour la CAN, 16 joueurs n’ont encore jamais joué en phases finales de la CAN ! Par ailleurs, six joueurs sont éligibles aux prochains JO 2012 de Londres. Parmi cette génération de jeunes pousses, plusieurs éléments ressortent du lot. Mehdi Benatia, l’un des meilleurs défenseurs de Serie A, devrait être le leader de la défense marocaine face à la Tunisie. En milieu de terrain, Younès Belhanda pourrait être l’une des grosses révélations de la CAN 2012. Mais c’est en attaque où il y a pléthore de biens avec les Mehdi Carcela, Adil Taarabt, Noureddine Lamrabat et Oussama Assaidi.

Côté tunisien, les jeunes cadres de l’Espérance de Tunis (Darragi, Korbi, Msakni) peuvent se prévaloir d’une longue expérience africaine en club, contrairement aux Marocains. Mais seul Korbi devrait démarrer d’entrée face aux Lions de l’Atlas. Pour sa seconde CAN, Le Clubiste Dhaouadi pourrait, lui aussi, être l’une des grosses révélations de la compétition, aux côtés du milieu défensif Saïhi et du défenseur Aymen Abdennour.

Quels onze de départ aujourd’hui ?

Eric Gerets et Sami Trabelsi pourraient aligner le onze de départ suivant :

Maroc : Lemyaghri, Basser-El Kaoutari-Benatia-El Kaddouri, Kharja-Belhanda-Hermach, Boussoufa-Hadji-Chamakh

Tunisie : Balbouli, Iffa-Jemmal-Abdennour-Hagui, Saïhi (ou Chikhaoui)-Korbi-Traoui, Chikhaoui (ou Khelifa)-Dhaouadi-Allagui

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Tunisie-Maroc : des duels de titans

La confrontation d’aujourd’hui entre le Maroc et la Tunisiedevrait donner lieu à des duels au sommet à distance qui devraient déterminer en grande partie l’issue finale de la rencontre.

Benatia-Abdennour : les deux gardiens du Temple

Mehdi Benatia est l’un des défenseurs en vogue de Serie A. Il est devenu, en l’espace de quelques mois, l’une des stars du football marocain. Et dire qu’il aurait pu opter pour les Fennecs puisque sa mère est d’origine algérienne ! Si le joueur de l’Udinese excelle dans l’art de défendre, il est également le premier relanceur de l’équipe marocaine. Nul doute que Sami Trabelsi a prévu un plan anti-Benatia, le Marocain pouvant également marquer sur coups de pied arrêtés, comme il l’avait fait face à l’Algérie.

Pour sa part, Aymen Abdennour est l’une des grosses révélations de Ligue 1 avec Toulouse. Et de susciter les convoitises de grandes escouades européennes tellesArsenal. Ironie de l’Histoire, l’ancien joueur de l’Etoile du Sahel pourrait évoluer aujourd’hui sur le flanc gauche de la défense, Chammam étant sous le coup d’une suspension. Cela ne risque-t-il pas d’altérer son rendement ? Il aura en tous cas pour principale tâche de museler Merouane Chamakh, très bon sur les ballons aériens.

Belhanda-Chikhaoui : salut les artistes

Younès Belhanda pourrait être l’une des grosses révélations de cette CAN 2012. A peine âgé de 21 ans, il est l’un des chouchous d’Eric Gerets qui apprécie son impétuosité mais également sa polyvalence. Le Montpelliérain pourrait jouer aujourd’hui un rôle de milieu défensif alors qu’il est le meneur de jeu de son équipe de club. Mais Belhanda est un véritable homme à tout faire chez les Lions de l’Atlas. Il l’a prouvé à maintes reprises.

Pour Chikhaoui, cette CAN 2012 est un formidable moyen de se rappeler au bon souvenir des recruteurs des grands clubs européens. Brisé dans son élan par une cascade de blessures, dont la dernière face au Tchad l’an dernier, le Zurichois n’a rien perdu de sa superbe. Sami Trabelsi compte énormément sur l’ancien joueur de l’ESS pour orchestrer les attaques tunisiennes et surprendre les Marocains avec sa frappe de balle hors du commun.

Chamakh-Allagui : duel de buteurs

Merouane Chamakh aborde la CAN 2012 avec la ferme intention de se refaire une santé, au vu des déboires qu’il endure actuellement avec Arsenal. Il devrait être l’unique attaquant de pointe aligné sur le Lion de Rekem, avec comme pourvoyeurs de ballon Boussoufa, Taarabt et Lmrabat. Son jeu de tête mais également sa capacité à créer des brèches au sein des défenses adverses pourraient être de sérieux atouts pour les Lions de l’Atlas.

Pour sa part, l’attaquant de Mainz, Sami Allagui pourrait acquérir ses lettres de noblesse sur le continent africain à l’occasion de cette CAN 2012. Souvent positionné sur le flanc droit de l’attaque tunisienne par Sami Trabelsi, cet attaquant racé a une grosse carte à jouer aujourd’hui au vu de l’absence plus que probable d’Issam Jemaâ. Son duel face à un Badr El Kaddouri en manque de compétition pourrait être l’une des clefs de la rencontre.

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Tunis et Casablanca sont sur les nerfs

Une énorme expectative entoure la rencontre qui aura lieu dans quelques heures entre les Aigles de Carthage et les Lions de l’Atlas.

Maroc-Tunisie : épisode 3

En l’espace de quelques mois seulement, les représentants du football marocain et tunisien ont croisé le fer à de nombreuses reprises. Après les finales Espérance-Wydad et MAS-Club Africain, ce sont au tour des équipes nationales A de se rencontrer pour un derby maghrébin qui pourrait avérer décisifs pour la qualification au prochain tour.

Seul le gardien de but marocain, Nadir Lemyaghri, a été l’un des acteurs de la finale EST-WAC, Eric Gerets ayant bâti une ossature constituée à 99% de joueurs professionnels. Tel n’est pas le cas des Aigles de Carthage car Korbi, Dhaouadi et Traoui, qui devraient démarrer la rencontre d’aujourd’hui, sont des titulaires indiscutables au sein de l’EST et du Club Africain.

Chamakh va-il exorciser la malédiction tunisienne ?

Merouane Chamakh, Youssef Hadji et Houcine Kharja n’ont jamais eu beaucoup de réussite face aux Tunisiens. Battus en finale de la CAN 2004 par les hommes de Roger Lemerre, les trois joueurs avaient été éliminés de la Coupe du Monde 2006 par les Aigles de Carthage, après avoir été contraints au nul au stade de Radès (2-2). Prendront-ils leur revanche aujourd’hui ?

Les rues tunisiennes et marocaines vont se vider

A l’heure du début de la rencontre, des millions de supporters tunisiens et marocains auront les yeux rivés sur leurs téléviseurs pour voir à l’œuvre leurs protégés.

Après des années de vaches maigres, les aficionados marocains croient en Eric Gerets et ses hommes, qui affichent un optimisme que d’aucuns jugent démesuré.

Pour leur part, les Tunisiens croient en la « baraka » des Aigles de Carthage qui se sont qualifiés pour la CAN 2012 après un concours de circonstances des plus miraculeux. Pour cette compétition officielle de l’ère « après Ben Ali », Tarek Dhiab, l’une des icônes vivantes du football tunisien, étrennera également ses nouveaux galons de ministre des sports. Ironie de l’Histoire, Dhiab pourrait croiser sur son chemin une autre icône du football maghrébin, le colosse Noureddine Naybet, venu soutenir moralement les Lions de l’Atlas en sa qualité de membre fédéral au sein de la FRMF.

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Lions de l’Atlas : la grosse gifle

Les supporters marocains n’ont pas caché leur énorme déception après la défaite des Lions de l’Atlas face à laTunisie (2-1) à l’occasion des phases finales de la CAN 2012.

Le Maroc a-t-il perdu toute chance de se qualifier pour le second tour de la CAN 2012 ? Sur le plan comptable, la réponse est bien entendu non mais les Lions de l’Atlas se sont sérieusement compliqués la tâche car ils devront absolument l’emporter face au Gabon pour espérer passer en quarts de finale.

Arrivés à la Can avec l’étiquette de gros outsider de la compétition, les Marocains ont déçu les observateurs par leur manque criard de réalisme mais également par une fragilité déconcertante dans l’axe de la défense.

En optant pour des joueurs qui, pour certains, n’avaient pas joué depuis des mois, Gerets se serait-il planté ? Pour le cas du Brestois El Kantari, la réponse est incontestablement oui.

De leur côté, les Aigles de Carthage ont abordé la rencontre avec grande intelligence. Laissant la possession du ballon aux Marocains, les Tunisiens ont ainsi profité des espaces laissés par leurs adversaires pour mener des contres assassins qui leur ont notamment permis de marquer un second but de toute beauté.

La série noire des Lions de l’Atlas continue dans leurs confrontations avec la Tunisie. Désormais, Eric Gerets est dos au mur. Il n’a d’autre choix que celui de l’emporter face au Gabon, vendredi prochain, sous peine de composter un billet retour pour le Maroc beaucoup plus vite que prévu.

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Lions de l’Atlas : les tops et les flops

Retour sur les prestations des joueurs marocains à l’occasion de la rencontre perdue hier face à la Tunisie.

Ils ont assuré

Nadir Lemyaghri est-il fautif sur le premier but tunisien ? La réponse est non car le gardien de but marocain a été bien mal « protégé » par une défense centrale à la rue. Le Wydadi a par ailleurs sauvé les cages marocaines à de très nombreuses reprises, prouvant au passage que le grand Lemyaghri est de retour.

Contrairement aux apparences, les arrières latéraux,Christian Basser et Badr El Kaddouri, n’ont pas grand chose à se reprocher. Certes, l’arrière gauche du Dynamo Kiev est mystifié par Msakni sur le second but tunisien mais ni le joueur de Bursaspor, ni l’ancien joueur du Wydad, ne peuvent être pointés du doigt pour leur mauvaise prestation.

Auteur d’une première mi-temps de toute beauté, Younès Belhanda s’est quelque peu éteint en seconde période mais reste l’un des atouts majeurs du onze marocain. Mais ne mérite-t-il pas de jouer un poste qui lui sied beaucoup mieux, celui de meneur de jeu en lieu et place de Boussoufa ?

Mehdi Benatia s’est montré propre dans ses interventions même si son entente avec El Kantari n’a pas été parfaite. Il reste tout de même le boss de la défense marocaine.

Houcine Kharja a joué une rencontre en trois temps. Excellent en début de rencontre, il a complètement disparu de la circulation après le premier but tunisien. Il a fallu attendre l’entrée en jeu de Hadji pour voir une nouvelle fois à l’œuvre le grand Kharja, auteur du but marocain mais qui aurait pu également inscrire le but égalisateur sur une action de classe.

Mais la grosse satisfaction marocaine aura été sans conteste Noureddine Lmrabat. Le joueur de Kayserispor s’est démené comme un beau diable tout au long de la partie et a mis en difficultés les deux arrières latéraux tunisiens.

Ils ont déçu

El Kantari est complètement passé à côté de son match. Il fallait s’y attendre car le Brestois n’a pas joué depuis juin 2011 !

Pour sa part, Mbarek Boussoufa a été très bon pendant un quart d’heure avant de se liquéfier sur le plan physique. Un constat tout à fait prévisible car le joueur d’Anzhi ne joue plus depuis novembre dernier.

Merouane Chamakh s’est démené comme un beau diable sur le front de l’attaque marocaine mais il a failli là tous les Marocains l’attendaient, l’efficacité devant le but. Son duel perdu face au gardien tunisien en début de match restera sans conteste l’un des tournants majeurs de la rencontre.

Oussama Assaidi a paru bien terne tout au long des 45 minutes qu’il a jouées. Mais pouvait-il en être autrement pour un joueur qui traîne des pépins physiques depuis plus de deux mois ?

Entré en cours de jeu, Youssef Hadji a raté l’immanquable sur une action de génie où il effectue un sombrero sur Aymen Abdennour. Il aurait ainsi pu inscrire le but égalisateur côté marocain. Sans succès. Il s’agit là su seul fait d’armes de l’un des jokers de luxe d’Eric Gerets.

Entré en début de seconde période, Adil Taarabt ne s’est guère montré convaincant, abusant parfois de gestes techniques superflus. Il aurait pu tout de même inscrire, lui aussi, le but égalisateur sur une belle frappe des 20 mètres bien déviée par le portier tunisien.

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