FIFM: le "glam'style" s'invite à Marrakech qui lui imprime une touche locale

Sur le tapis rouge ou à l'occasion de chaque cérémonie officielle, les stars, particulièrement féminines, sortent le grand "jeu" pas pour remporter l'Etoile d'or du FIFM, mais pour faire bonne impression en se payant de somptueuses tenues et des accessoires dernier cri, parfois commandés spécialement pour la circonstance.

L'actrice marocaine Latifa Ahrar

Marrakech ne déroge pas à la règle d'usage dans les festivals de cinéma partout dans le monde où glamour et paillettes font partie des mœurs dans les grands rassemblements du monde du show-biz.

C'est ce que les connaisseurs et autres amateurs du mondain appellent le "glam'style". Sauf que la spécificité culturelle du pays d'accueil dicte une certaine ligne de conduite.

D'où la présence distinguée du caftan national au FIFM. Conciliant glamour et authenticité, le caftan est surtout prisé par des stars mondiales, qui tombent sous son charme. Le Festival de Marrakech peut se targuer d'être une belle vitrine pour la promotion de l'artisanat marocain, qui lutte pour la survie au milieu des orages de la globalisation.

L'actrice Nabila Marhaben pose sur le tapis rouge



"C'est une belle occasion pour les stylistes et la mode marocains de s'exprimer sur le tapis rouge pour faire étalage de leur savoir-faire", a confié à la MAP Smail Akdim, créateur de mode, qui a observé, comme d'autres, le tempo de plus en plus moderniste conféré à la tenue traditionnelle marocaine "avec un caftan sophistiqué et revisité".



Autre tendance cette année dans la cité ocre, c'est le penchant tranchant pour le noir et le pastel. Une belle brochette de vedettes féminines a opté pour la discrétion. Choix délibéré ou tentative d'acclimatation avec l'ambiance locale? Difficile de se prononcer mais il semble que le concept de spécificité culturelle, dont on ne parle plus beaucoup, y est pour quelque chose.

Smail Akdim voit que les stars féminines, puisque les hommes doivent se contenter du classique smoking, sont soucieuses de donner "une touche artistique" aux vêtements qu'elles portent dans ce genre de rassemblements, parce qu'il ne s'agit pas de "circonstances ordinaires" mais d'un événement qui n'arrive pas tous les jours.

Quant aux critères de choix des tenues des vedettes, qui font une inestimable promotion aux prestigieuses maisons de couture et aux grandes marques internationales, Smail Akdim les résume en trois mots : "simplicité, élégance et raffinement". Et de raconter qu'il arrive que l'on commande ses vêtements des mois avant la grand-messe.

L'actrice marocaine Bouchra Ahrich

Ces défilés improvisés sont perçus comme une aubaine par les photographes les caméramans -les autres "stars" des festivals-, aux aguets pour s'offrir un cliché original qui fera très probablement la couverture des magazines people et spécialisés.

Habituées à une telle ambiance, les stars se livrent volontiers aux caprices des photographes qui tirent en rafale pour ne rien rater, avec le désir malicieux qu'un couac puisse se produire. Une certaine complicité s'est installée entre les hommes et les femmes, qui offrent le spectacle, et les photographes. Et tout le monde tire son parti de ce jeu.



Le grand public n'est pas en reste. A l'occasion de chaque cérémonie officielle, notamment les hommages et les remises de prix, un grand nombre de personnes investit la place jouxtant le Palais des Congrès de Marrakech pour admirer la beauté des parures et assouvir leur désir de voir leurs acteurs et actrices préférés défiler sur le tapis rouge.



Quand les caméras s'éteignent et lorsque les crépitements des flashs s'estompent, les vedettes retrouvent le naturel pour plonger dans une atmosphère d'intimité et de détente. Elles retrouvent une normalité confisquée par la célébrité. Il leur est ainsi aisé de se fondre dans le décor général et savourer à nouveau la quiétude qui, généralement, est de caractère éphémère.

MAPF