PARIS – Les « nouveaux états généraux de la femme », destinés à définir les combats de la Française du début du XXIe siècle, ont été lancés lundi par un déjeuner réunissant des femmes du gouvernement.
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, estime que le « combat féministe » doit reprendre en France. Les « nouveaux états généraux de la femme », destinés à définir les combats de la Française du début du XXIe siècle, ont été lancés lundi par un déjeuner réunissant des femmes du gouvernement. (Reuters/Benoit Tessier)
Organisés par le magazine Elle, les débats déboucheront en mai sur une conférence à Paris, où sera présenté un Livre blanc contenant des propositions après un débat sur internet et des tables rondes, avec une première étape à Lille fin janvier.
Placée sous le patronage de l’ancienne ministre Simone Veil, à l’origine de la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse en France en 1974, la réflexion est lancée sur des sujets aussi variés que la place de la femme dans l’entreprise, la politique, le couple, la famille.
Des questions déjà à l’ordre du jour des premiers états généraux lancés par Elle en 1970 que l’on retrouve en 2009, à l’heure des débats sur le port du voile intégral ou l’égalité salariale entre hommes et femmes.
« Il faut que les femmes reprennent la parole. Tout ne va pas si bien, on a un devoir de vigilance », a expliqué à la presse la directrice de la rédaction de Elle, Valérie Toranian.
« Ces cahiers de doléances, ces revendications, ce ressenti des femmes, on va les porter auprès des membres du gouvernement et même du président de la République, et peut-être que ça aboutira à certaines lois », a-t-elle dit à l’issue du déjeuner réunissant huit membres féminins du gouvernement dans le restaurant d’Hélène Darroze, l’un des très rares chefs femmes étoilés dans le monde.
Les dirigeantes politiques de gauche seront aussi consultées, a-t-elle précisé.
COMBAT FÉMINISTE
Pour la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, le « combat féministe » doit reprendre en France.
« Je suis d’une famille de militants féministes, c’est l’un des fils rouges de mon combat politique, donc chaque fois qu’il y a des femmes qui sont là pour militer, je suis à leurs côtés », a-t-elle dit à la presse.
Les femmes doivent trouver leur place, y compris au sein du gouvernement, a souligné Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la Politique de la Ville.
« C’est plus difficile parce qu’on a l’obligation de rendre crédible ce que nous faisons et on n’est pas à l’abri de critiques extrêmement méchantes », a-t-elle déclaré.
« Les droits des femmes doivent être respectés », a résumé l’ancienne présidente de Ni putes ni soumises, selon qui « on est plus protégé quand on habite Neuilly-sur-Seine ou le XVIe (arrondissement de Paris-NDLR) que dans un quartier en zone urbaine sensible ».
Pour Simone Veil, aujourd’hui comme hier, l’important pour les femmes « est d’avoir un métier, qui donne sécurité et indépendance ».
« Ce qui m’inquiète c’est quand les femmes restent seules avec un enfant », a dit l’ancienne ministre, confirmant les statistiques montrant une montée de la précarité dans les familles monoparentales.
De l’avis d’Hélène Darroze, chef d’entreprise et mère de famille, « le premier combat à mener se passe dans la tête des femmes, qui sont confrontées à des choix ».
« J’ai eu plein de jeunes filles talentueuses en cuisine qui n’ont pas réussi à se libérer de la culpabilité de ne pas donner le bain à leurs enfants le soir, c’est très dommage », a-t-elle raconté.
L’express.FR
PARIS – Les « nouveaux états généraux de la femme », destinés à définir les combats de la Française du début du XXIe siècle, ont été lancés lundi par un déjeuner réunissant des femmes du gouvernement.
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, estime que le « combat féministe » doit reprendre en France. Les « nouveaux états généraux de la
femme », destinés à définir les combats de la Française du début du XXIe siècle, ont été lancés lundi par un déjeuner réunissant des femmes du gouvernement. (Reuters/Benoit Tessier)
Organisés par le magazine Elle, les débats déboucheront en mai sur une conférence à Paris, où sera présenté un Livre blanc contenant des propositions après un débat sur internet et des tables rondes, avec une première étape à Lille fin janvier.
Placée sous le patronage de l’ancienne ministre Simone Veil, à l’origine de la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse en France en 1974, la réflexion est lancée sur des sujets aussi variés que la place de la femme dans l’entreprise, la politique, le couple, la famille.
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